Retour sur La nuit sans TOI.T, balade poético-solidaire des nuits invisibles

News postée le 26 septembre 2018

Suite aux ateliers d’écriture des Nuits Invisibles d’avril et mai à la Halte de Nuit, la Nizanerie associe le collectif Fil pour transposer dans l’espace public les textes écrits par les sans abris et les bénévoles. Une petite équipe s’affaire en juin et juillet pour préparer cela. Objectifs : se montrer en ville, interpeller, échanger, susciter les réactions, montrer le quartier sous un autre angle, communier, le tout sans trahir les écrits ni les personnes ayant participé. Nos armes : du bois, des roues, de la peinture, des stylos, de la poésie et un peu de mordant.
Retour de Nicolas sur une folle semaine de juillet.

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C’est à La Conciergerie que l’équipe chargée de la construction s’est retrouvée lundi 16. Deux soirs durant, c’est là qu’ont été esquissés les dispositifs qui allaient ponctuer la balade du vendredi 20. Les trois jours suivants ont été l’occasion de pour les bénévoles de produire en un temps record de superbes objets. Grâce au talent, certes, mais aussi à une motivation à toute épreuve. On se souviendra de vous et de votre bonne humeur, non pas dans le travail, mais dans l’œuvre collective !

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Vendredi 20, donc, tout est fin prêt. La déambulation dans le centre-ville commence alors que la foule s’entasse sur les terrasses du Bouffay. La caravane passe et les passants s’exclament parfois : « Oh tu vas voir, c’est encore un délire d’urbanistes ça ! », « Tiens, moi aussi je suis travailleur social ! » Sauf que… Le temps de quelques échanges, récoltés sur le carrosse principal et voilà la troupe qui s’engouffre dans d’autres ruelles. L’arrêt au square Daviais restera également un beau moment. Entre curiosité et frustration de ne pas pouvoir partager davantage, il faut bien rejoindre la Halte où la smala est tant attendue.

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A la Halte donc, le gaspacho fourni par les équipes de DLC et préparé par celles du Carillon ouvrent la voie de l’intermède documentaire. Le reportage réalisé par Pierre est sans détours : un matériau libre et monté simplement, évoquant une expérience autogestionnaire de sans-abris, afin de s’aider mutuellement dans la survie. Voilà une introduction parfaite pour la seconde partie de la soirée, la nuit étant déjà presque noire.

Il est possible de le visionner ici :  http://www.telequartiers.com/01-participation/Huit-ans-de-Parlons-en-a-Grenoble

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Les chariots se lancent sur le bitume et voilà la troupe arrêtée à son premier rendez-vous. Lectures de textes, pochoirs, mots à la volée, sont lâchés sur ce qui reste d’espace public. Sans-abris, bénévoles, badauds, tous se prêtent au jeu. Une dérive passionnante est en train de naître. Contée, peu assurée, seuls quelques jalons font repère dans une nuit qui estompe les contrastes. La balade revêt parfois des airs de rêverie déambulée, de débat à fleuret moucheté, d’attention concentrée. Si l’intention est de mettre en lumière un sujet (et, des femmes et des hommes) grave et sensible, les révélations ne se font pas sans humour ni détournements subversifs du quotidien.
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Après une flânerie de près de huit heures (!), une vingtaine de voyageurs suivent toujours la charrette-amirale. Comme dirait Petula, la nuit n’en finit plus : on croirait que désormais, l’on ne peut plus aller se coucher.
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Un IMMENSE merci à celles et ceux qui nous ont rejoints pendant la balade,
Ou qui auraient bien voulu nous rattraper en route,
A l’équipe de choc en ateliers conception, aussi bariolée qu’enjouée,
Aux conteurs balad(e)uriens,
A celles et ceux qui y croient depuis le début.

 

Et ci-dessous une sélection d'autres photos de la balade et des réalisations :

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Les photos du projet



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