Apéro mensuel de Janvier

News postée le 01 février 2018

30 janvier, 18h30. Il pleut encore et la Loire est presque à nos pieds... Nos pieds qu’on rentre mettre au sec au Birudeh pour l’apéro mensuel de la Nizanerie de janvier. Mais avant d’arriver au Birudeh, qu’est-ce qui nous a marqué sur le chemin ? Pour certains l’omniprésence des travaux, des poteaux échoués sur des trottoirs trop étroits, une flaque de pisse, des encombrants devant la boîte utile, la raréfaction des passages piétons, d’autres ont remarqué le calme de la rue Paul Nizan, les rames de tram vides. Plus rassurants et porteurs, d’aucuns repensent à la beauté du soleil d’hiver inondant de lumière rougeâtre la rue Paul Nizan, au salut énergique d’un ami, à l’attente souriante d’une personne venue pour l’apéro mensuel !

o) Pour un lieu artistique à partager sur l’île !

Passée cette mise en bouche collective et le passage en revue de l’actu de l’asso, Odile et Claudette nous parlent de leur projet. Artistes habitantes du quartier, elles font le constat qu’il n’y a rien sur l’île de Nantes pour créer, s’exprimer, exposer, en dehors des écoles supérieures ou d’espaces où on nous imposerait un art élitiste.

Elles souhaitent regrouper du monde autour d’elle avec pour objectif de créer un lieu collectif pour répondre à cela. Que l’on soit pro ou non, quel que soit le domaine artistique, faisons en sorte que l’on puisse avoir un lieu artistique partagé et appropriable sur l’île.

Elles engrangent un bon nombre de contacts au travers des échanges. Si le projet vous intéresse, en tant qu’artiste, habitant, propriétaire d’un lieu ou autre, n’hésitez pas à les contacter à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

o) des étudiants à la rue

Floriane et Daphné, étudiantes en architecture, sont aussi venues en voisines nous présenter le fruit de leur travail de 24h dans la rue Nizan. Dans le cadre de leurs études, un groupe de 15 étudiants a habité la rue pendant 24h, observant ce qui s’y passe, discutant avec les passants et usagers de la rue. L’étape suivante était de révéler l’espace public, le mettre en lumière et de soulever le questionnement des gens sur cette curiosité qu’est la Nizanerie, qu’ils définissent comme une « clairière urbaine » au milieu d’un environnement urbain dense et agité. Pour cela ils encadrent de scotch jaune des petites pépites de la rue ou des usages détournés. Et en plus grand, ils tirent des rubans dans la rue, imaginant des chapiteaux, créant un parcours d’obstacles… pour le plus grand étonnement voire la gêne des passants quelque peu bousculés dans leur trajet

étudiants archi2 

Dans une frénésie de travail les étudiants imaginent un futur pour la rue, notamment pour le mobilier, proposant des modules multi-usages, pour s’asseoir, skater dessus, éclairer… un travail qui va nourrir les réflexions suivantes.

o) j’aime / j’aime pas rue Paul Nizanerie

Leur travail et les entretiens qu’ils ont réalisés nous rappelle que l’on s’occupe d’une rue qui ne laisse pas les gens indifférents : ça like, ça râle, ça s’approprie, ça observe… Bref ça fait débat et ça nous va bien !

Enfin tout de même, il faut reconnaître que la rue n’est pas au meilleur de sa forme et qu’il va falloir s’attaquer à la question ! On commence par faire un bref et non exhautif tour de ce qu’on aime ou pas dans la rue :

j’aime

j’aime pas

-pas mal de nature, d’arbres

-topographie plane de la rue

-3 voies différenciées et identifiées

-aspect clairière : espacement, lumière

-grafs évolutifs changés presque au quotidien:donne l’impression de pas toujours être dans la même rue.

 

 

 

 

-le sol stabilisé terne et qui crée des flaques d’eau

-les éléments de mobilier en bois abîmés et brûlés

- il se passe rien sur les bacs de jardinage

- l’entrée de la rue côté Victor Hugo et bande enherbée au Nord, vides

-certains mobiliers pas assez utilisés

-manque de mobilier ou pas adapaté, notamment chaises rouges trop basses pour personnes âgées

-la table de pique-nique triste en hiver

-le bois qui vieillit mal

-les déchets constants

- pas de tri des déchets dans la rue

- le peut paraître pour du délaissement

 étudiants archi

o) Bientôt du mobilier neuf !

Ceci fait, les étudiants nous font aussi remonter des inadaptations du mobilier dans la rue, notamment pour les personnes âgées pour qui les chaises sont trop basses. On leur a souvent parlé des chaises rouges en métal qui font tâche dans le décor, du manque d’abri en cas de pluie ou dans la fournaise de l’été…

Et alors justement !L’équipe de quartier de la ville nous a rencontré la semaine précédente pour nous parler de la volonté d’enlever leurs chaises, les bigbags jardinières en piteux état et de leur volonté de financer et remplacer ce mobilier. Et même encore mieux, ils nous demandent ce qu’on souhaite comme mobilier ! C’est pas tous les jours que ça arrive, pourvu que ça dure ! On planche alors sur des idées en croisant les différentes usages que l’on peut imaginer et les différents publics de la rue.

Un tableur est construit que vous pouvez continuer d’alimenter ici ! https://lite.framacalc.org/imaginons_le_mobilier_de_la_Nizanerie

Envoyez-vous également des photos de références d’ici ou d’ailleurs qui peuvent alimenter le dossier qui sera envoyé en début de semaine à la ville à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

On ne sait pas encore ce qui est réalisable ou non, la part d’autoconstruction que l’on peut faire, mais ne fermons pas la porte du rêve déjà !

Pour chaque élément imaginé, il s’agit d’établir ce qui peut être de notre ressort et à quoi cela nous engage derrière. Avoir le catalogue d’achat de mobilier de la ville serait un bon point aussi .

On pense aussi à demander à récupérer les chaises en métal, ce serait dommage de jeter non ?

Il apparaît que les chaises entre la crèche et le skate park fonctionnent bien, on peut demander à les laisser.

Un point notable qui posera sûrement débat dans les services de la ville, le barbecue. Les feux aux beaux jours sont fréquents dans la rue, l’ancien kiosque en sait quelque chose... L’usage est là et ne s’arrêtera pas alors autant l’encadrer !

On relancera également l’équipe de quartier pour obtenir une poubelle à verre. Ici aussi, le dépôt sauvage de bouteilles ne s’endigue pas alors adaptons-nous pour maîtriser la situation plutôt que de la subir !

o) La Nizanerie vous parle, parlons-en

En parallèle des discussion sur le mobilier, Violette et ses acolytes discutent des outils de communication de l’asso. Comment comprendre dans la rue les spécificités de ce lieu et de l’association ? Comment accéder à l’information de la programmation de l’asso et de la participation à la Nizanerie ? On traite chaque thème l’un après l’autre, en listant ce qui existe déjà et ce qui serait à créer ou faire. Vous pouvez continuer à ajouter vos idées ici ! https://semestriel.framapad.org/p/La-Nizanerie-vous-parle-parlons-en

x faire connaître l’asso :

Outils déjà existants : site internet, Facebook, flyer, instagram, permanences (coming soon), apéro mensuel, bouche à oreille

- Il manque des installations dans la rue. Il faudrait des arches donnant un aspect accueillant. Ou des totems. Des éléments qui montrent que ce n’est pas une rue comme les autres.

- Avoir un panneau au micro-marché qui précise bien que c’est la Nizanerie qui le tient. Pourquoi pas faire un fléchage depuis l’extérieur de la maison de quartier qui indique le micro-marché.

- Ajouter sur le site une page montrant et expliquant le fonctionnement de la Nizanerie. Reprendre le schéma existant et l’expliquer en 2 3 paragraphes

- Il manque vraiment une plaquette dépliante pour l’asso. Mais il ressort qu’il serait plus judicieux d’avoir un fly qui donne envie, en pensant à se démarquer par la forme. On peut aussi l’envisager sous forme d’une série de cartes postales ?

- Faire une charte d’usage dans la rue

x informer sur ce qu’il se passe à la Nizanerie :

Outils déjà existants : site internet, Facebook, bouche à oreille, agenda de quartier, instagram, affiches/flyers, newsletter

- Utiliser les panneaux d’affichage lumineux de la ville, gratuit par les assos

- Avoir une affiche mensuelle de la programmation de la Nizanerie

- Utiliser l’appli Nantes dans ma poche, qui donne la programmation de ce qui se passe.

- Pour les textes permanents affichés dans la rue, installer des supports en bois troué par l’écriture (on peut le faire à Ping). Cela évite d’être illisible s’ils sont taggés.

x mobiliser, recruter, permettre l’implication des bénévoles :

Outils déjà existants : apéro mensuel, rubrique participez de la newsletter, onglet participez du site internet, adhésion, chantiers

- Attention, les onglets « participez » peuvent faire peut à certains, en paraissant demander trop d’engagement. Bien faire paraître qu’il y a différentes formes d’engagement au sein de l’asso

- Avoir un outil qui permet de dire où on peut s’investir concrètement tous les mois

- Utiliser Benenova pour aiguillier le bénévolat pour les évènements, les chantiers

- Accueil et accompagnement personnalisé des bénévoles. A l’équipe de le faire pour le premier contact, de prendre le temps, de s’intéresser aux gens. Mais ensuite ne serait-ce pas aux bénévoles déjà investis de prendre le relais, renvoyer des messages ?

Connection